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www.creations-terres-et-feu.com
Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 10:05
Bonjour à toutes et à tous,

ouf le site internet www.creations-terres-et-feu.com où j'ai déversé consciencieusement les photos de toutes les créations en terre cuite, engobée, émaillée, et en bronze mais aussi de tableaux en relief, acrylique, plastiroc, plumes, papiers divers est enfin prêt à un peu plus d'une semaine du début de l'exposition.

Je vais pouvoir distribuer aux visiteurs le dépliant avec l'adresse du site pour les inviter à y jeter un oeil www.creations-terres-et-feu.com.


C'est sympa de voir des choses concrètes se réaliser, cette exposition en solitaire au milieu de 500 autres exposants au marché des arts contemporains de Bastille du 28 avril au 03 mai 2009 inclus, d'autant qu'une petite fête le soir du 30 avril pour mon anniversaire est prévue sur le stand, profitant de l'horaire plus tardif de la nocturne jusqu'à 22 heures pour nous abreuver, en compagnie de la collégiale du groupe de sculpture avec laquelle je travaille régulièrement dans un atelier dirigé de main de maître par Brigitte rue de Vintimille près de la place de Clichy.

C'est ce que j'appelle un coup de maître (humour !!!) et un anniversaire comme j'aime qu'il soit célébré (re - humour !!!).

Juste pour vous donner envie de venir me retrouver (stand 188) ou de rejoindre notre communauté pour pétrir la terre, un petit extrait du manuscrit que je suis en train de terminer laborieusement sur comment j'ai été amené à pousser la porte d'un "petit atelier de sculpture de quartier", il y a déjà quelques années de cela.

Il y a ainsi des signes adressés par le ciel qu'il ne faut pas négliger.

Extrait sur les voies impénétrables qui conduisent à la création

"Sculpture, la porte m’en fut ouverte d’une façon pour le moins peu banale après plusieurs années infructueuses de recherche d’un atelier de sculpture ouvert le samedi dans le dixième arrondissement de Paris et des quartiers alentours.

A l’époque, les rentrées tardives du boulot ne me permettaient pas d’envisager la pratique de la sculpture, un jour de semaine. A force de chercher pour ne pas trouver, décision d’abandonner.

A croire que l’instant propice à une maturité créative n’était pas encore inscrit dans l’agenda du palm de Dieu le père.

Le repos dominical du dimanche est le prétexte au plaisir du temps du petit déjeuner.

Se rendre prestement à la boulangerie récupérer pains au lait ou « festif », spécialité du boulanger du coin de la rue, bourrée de fruits secs, figues et autres, puis au kiosque à l’angle de la rue de Belleville et du boulevard de la Villette s’enquérir du journal du dimanche et du supplément Femina.

Pas de honte à aimer parcourir cet hebdo féminin toujours bourré de bonnes adresses à découvrir. Survolant les feuillets colorés, le regard attiré par une reproduction d’une sculpture d’une femme nue à tête double allongée sur un canapé. Coup de cœur !!!! Souvent le dimanche après- midi, direction la salle d’entraînement près de République, à l’enseigne mondialement connue qui a perdu de son éclat depuis la période faste du film des Bronzés. Un besoin clinique de pratique physique hebdomadaire pour équilibrer à la fois un corps si balourd et un cerveau essoré par les tracas professionnels de la semaine.

L’adresse de la galerie située dans une rue perpendiculaire à la rue de Seine dans le quartier d’Odéon annotée rapidement sur un bout de papier.

Accoutré d’un jogging « destroy », sac à dos orange fluo sur les épaules noirci par les nombreuses randonnées pédestres autour du monde, me voilà parti pour jeter un coup d’œil sans faire gaffe à l’adresse située dans le quartier des galeries parisiennes bon chic bon genre. Pendant le trajet en métro après la séance de défonce physique, constat d’avoir même oublié de noter le nom de l’artiste. Tant pis, rien n’arrête l’envie de quête artistique quand elle vous tenaille.

Arrivé au lieu dît, un superbe cadre …. Dès la porte passée, coup de cœur Femina confirmé par un uppercut à l’estomac. KO, plié en deux, un lacet d’une basket défait, dépenaillé, le T-shirt à moitié descendu de l’épaule par le sac à dos en bandoulière, paralysé devant les sculptures offertes comme un acte gratuit de contemplation béate malgré des prix coquets que je découvrirais par la suite.

Boum, Boum, un marteau qui cogne au cœur, un frisson qui parcourt l’échine, une joie insidieuse qui investit les vaisseaux, des bouffées de chaleur qui rougissent l’épiderme des joues. Pas pris le temps de déjeuner, priorité au sport, et pourtant plus aucune faim, gavé jusqu’à l’envie, retourné par un sacré coupe-faim sans effet co-latéral indésirable.

Difficile après une telle entrée en matière de m’extirper de la douce torpeur ambiante, de reprendre pied avec la réalité. Un retour un peu rude au réel, parmi des visiteurs sapés milord et moi pauvre couillon en guenilles.

Quelques années auparavant, rouge comme une pivoine, je me serais carapaté vite fait de là. Mais depuis que j’ai compris que le ridicule ne tuait pas, juste un petit effort à faire pour détacher le regard de ces paysages en 3 D magnifiques, pour le laisser vagabonder vers le coin de la pièce où siégeait derrière un bureau, l’artiste, une femme blonde très piquante dont le visage me rappelait vaguement quelqu’une. Mais était ce du à la fatigue, au spectacle émouvant des sculptures offertes, impossible de mettre un nom sur la dite personne pourtant bien entourée.

Outre une attachée de presse, une femme si belle et pleine de prestance que je me sauve dès que j’en vois une, avec une plastique qui me met aussi à l’aise qu’un mammouth découvrant une orchidée, Vincent Cassel, pas moins que cela, discutant le bout de gras avec l’artiste. No problème pour le reconnaître, d’autant que c’est un acteur que j’apprécie énormément et pas seulement pour son interprétation dans la haine. Sur le coup, tout de même une réflexion conne, merde, pas de Monica Bellouchi à l’horizon. Au point où j’en étais arrivé ce jour là, une diva de plus m’aurait carrément éjecté du monde réel pour celui du fantasme pur et dur d’un mâle agissant. 

Au milieu de la pièce, ne sachant pas quelle contenance prendre, saisissant un carton d’invitation, mon courage à trois mains pour me précipiter vers Vincent Cassel pour faire ce que je ne fais jamais, lui quémander un autographe.

Interrompant maladroitement une conversation au sujet des plaisirs que lui procurait sa toute jeune bébé fille, l’objet du délit droit devant pour lui solliciter un paraphe.

Hennissements de sa voisine, une diatribe à grand renfort d’éclats de voix d’ailleurs sûrement oubliés contrairement à ma pomme, pour m’assener de violents coups de massue derrière la nuque avec des propos dont la teneur et le sens général étaient les suivants, incapable de me souvenir exactement des mots employés tout à ma frayeur, « Mais, mon bon monsieur, je suis Florence Thomassin, actrice de cinéma célèbre, comédienne de théâtre,…de plus sculpteur, etc. … ».

Oh la la, gaffe, merde, merde, révélation, resitue la donzelle, merde de merde, mais c’est bien sûr. Je me mords la langue faute de mieux mais que faire.

Je finis par bégayer désirer un autographe d’eux deux et déclarer, menteur comme un arracheur de dent, m’être adressé seulement à Vincent beaucoup plus facile à aborder qu’une jolie femme.

N’importe quoi, des fariboles, des conneries, quoi, pour rattraper une bévue sans importance certes mais bien fichu de chez fichu.

Vincent Cassel prend le carton, d’un grand éclat de rire, plié en deux, à gorge déployée, signe, trace un peace and love solidaire du plus bel effet. La belle se calme et se prête volontiers à l’exercice qui redore un peu un ego maladroitement écorné.

Pas rancunière, elle me propose de faire le tour de la galerie où je pus tout à loisir lui expliquer platement et benoîtement que c’est la femme sculpteur, et c’était plus que vrai, qui m’avait ému en cette journée singulière, plus que la comédienne, tant ses œuvres étaient pleines de sens et chargées d’émotion.

A l’occasion, la découverte des affres de l’artiste acteur qui mesure la bonne santé d’un ego narcissique à l’importance de la notoriété acquise. Toute critique négative même la plus infime, toute absence de compliment, le moindre trait d’indifférence, exprimés pourtant par un parfait inconnu, est source de déstabilisation, de déconstruction des certitudes absolument indispensables pour fonctionner. Tout écart de langage ou tout propos déplacé pris au pied de la lettre et vécu comme objet de souffrance inacceptable à entendre. Quel plus bel hommage à la solitude que celui de l’acteur(rice) seul(e) face à ses peurs, à ses angoisses existentielles poussées au paroxysme (pour pasticher un extrait d’un sketch d’Elie Kakou, à vous de trouver).

Un peu pingre, affichage de l’intention bien falote d’acheter une petite sculpture de rien du tout, alors que je souhaitais ardemment me porter acquéreur d’une œuvre plus conséquente et aboutie. Pour la première fois, au bout de 15 ans, Florence avait osé et s’était résignée à exposer pour vendre, avec une pointe de joie et de fierté mêlée de déchirement.

L’attachée de presse, bien fine la guêpe, avait senti, l’habit ne faisant pas le moine, en ce quidam mal fagoté, un acheteur potentiel, financièrement s’entend. Illico invitation à la soirée VRP, un soir de la semaine suivante acceptée avec joie. Rendez-vous pris pour participer à cette sauterie. 

Toujours intimidé, le nombre de célébrités au m2 avait plus qu’augmenter, Bernard Rapp, Mathieu Kassovitz, et j’en passe et des meilleurs. Personne à qui m’accrocher, sauf l’attachée qui m’introduit, me cajole, me tend une coupe de champagne, fait semblant de s’intéresser à ce que je lui dis. Je l’informe du désir de faire un échange pour une œuvre plus imposante de Florence «  Mademoiselle mine de rien » pour laquelle j’avais flashé. Elle s’en va quérir sans attendre Florence qui vient me faire un peu l’article, accompagnée de son compagnon de l’époque vantant Miss mine de rien, sa préférée et une œuvre canal historique de Florence.

Ce soir là, grisé par l’ersatz de jet set, la tête dans les nuages, chaviré par les brumes de l’alcool et cet achat coup de cœur un peu fou. Retour un dimanche et en jogging comme il se doit, le jour de la fermeture pour récupérer mademoiselle.

Florence a tenu elle-même à emballer l’objet, touchante par la tendresse particulière qu’elle témoignait pour ce petit bout de terre sculpté sorti de ses entrailles, avec un sourire empli de tristesse de la voir partir dans les mains d’un prédateur collectionneur à qui pour de l’argent elle avait vendu un peu de son âme.

C’est peut-être ce jour là où je lui ai confié l’envie irrésistible de sculpter la terre et des difficultés à trouver un atelier ouvert le samedi, qu’elle a, sur un bout de papier, griffonné, comme un secret caché et avoué, l’adresse de l’atelier de sculpture rue de Vintimille, près de la place de Clichy, où elle a appris et exercé pendant de longues années.

Un signe du destin ou du ciel au choix, enfin arrivé pour me permettre de donner libre cours à une envie longuement réprimée, la divine adresse pas arrachée mais tout comme. "

Pour finir, juste quelques photos du stand de l'année dernière que je partageais avec Iza, une amie comédienne, marionnettiste, artiste peintre pour vous montrer l'indigence de la mise en scène et de la chorégraphie que j'avais bâties à la hâte pour cette exposition, faute de temps.





Venez donc cette année, je vous assure que vous ne serez pas déçus.

A plus, je ne m'ennuie pas avec vous, mais il faut que je me carapatte. 

Pascal. 
Par Pascal Olive
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 10:21

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